Lueurs d'espoirs

€40.00

Lueurs d'espoirs

Auteur : Frédéric Moreau De Bellaing

Editions : Lamiroy
Parution : 10 mars 2016
ISBN : 978-2-87595-060-4

290x190mm

160 pages couleurs + livret de légendes de 8 pages de texte

500 exemplaires, couverture souple
Site bonus (de nombreuses photos)

40 € (frais de port offerts pour la Belgique)

Le livre photographique "Lueurs d'espoirs" aborde, en deux temps, octobre 1995 et septembre 2015, la Cisjordanie (Palestine) à travers le quotidien de ses habitants, loin des clichés médiatiques.

Textes 

Leila Shahid

Ancienne ambassadrice de Palestine en Europe, 

Simone Susskind

Députée bruxelloise, présidente Actions in the Mediterranean 

Baudouin Loos,

Journaliste au Soir, en charge de la couverture du monde arabe et d'Israël depuis 1990. 

Le livre

Marqué par les images de la première Intifada comme d’autres sont marqués par leur premier concert rock, Frédéric Moreau de Bellaing entreprend dès octobre 1995 son premier voyage en Palestine.

A cette époque les télévisions nous abreuvent depuis quelques années d’images de conflits devenues banales. Qui n’a pas passé des soirées entières à regarder les images floues des missiles Patriot que les Israéliens lançaient dans le ciel de Jérusalem ou de Tel Aviv lors de la première guerre du Golfe?

Cette violence à portée de main, ces images sensationnelles mais désincarnées, font partie de notre quotidien. 

C’en est trop pour Frédéric qui désire découvrir la Palestine au travers de sa population, de ses habitants qui vivent depuis trop longtemps avec cette guerre qui n’en porte pas le nom mais qui pourtant tue tous les jours sans distinction et loin d’une opinion internationale déjà lassée. ,,

De ce premier séjour en Palestine, il reviendra avec des centaines de photos. 

Septembre 2015. Nous sommes quelques plans de paix et la reconnaissance de la Palestine par l’ONU plus tard.

Fondamentalement, rien n’a changé pour les Palestiniens et les territoires occupés. Au contraire, les colonies israéliennes se sont multipliées en Cisjordanie. Le statut de Jérusalem n’est toujours pas fixé.

Vient alors à Frédéric l’idée de retourner dans ses propres pas, tenter de retrouver les familles, les contacts, les liens avec ces Palestiniens qu’il avait connus 20 ans plus tôt.

C’est une mise en abîme, ces jeunes enfants, ces adolescents qu’il avait photographiés lors de son premier voyage ont grandi. Ils sont pères ou mères de familles, ils travaillent, tant bien que mal dans ce contexte, certains sont morts.

C’est l’heure des retrouvailles et hélas des constats. 

Jamais tristes, pleines des couleurs de l’Orient et de la chaleur de ces peuples, les photos de Frédéric sont autant de témoignages d’une vie extraordinaire. 

Ce n’est pas pour rien que des témoins tels que Leila Shahid, ancienne ambassadrice de la Palestine près les Communautés Européennes, la députée bruxelloise Simone Susskind et le journaliste du quotidien Le Soir, Baudouin Loos, spécialiste du monde  arabe ont accepté de préfacer ce bel ouvrage publié aux Editions Lamiroy. 

Enfin, l’historien palestinien Elias Sanbar, qui disait à propos des premières photos de la Palestine qu’elles manquaient de Palestiniens, est contredit.

Frédéric Vercruyssen

Avant propos 

Lorsque je présente ce projet, la question récurrente est: “Pourquoi la Palestine?”. Bien sûr il y a mon indignation face à l’oppression mais, à juste titre, certains me répondent que les Palestiniens ne sont pas les seuls à souffrir. Comme souvent dans ce cas-là, c'est le parcours personnel qui fait la différence. 

La première Intifada éclate en 1987 alors que j’ai 16 ans. Les écrans de télé me bombardent d'images d'adolescents qui se battent à coup de pierres contre des soldats sur armés. Ça me bouleverse mais les médias déversent leurs flots d’images d'autres drames à longueur de journées et une indignation vient en chasser une autre. 

Deux ans plus tard alors que j'entame des études supérieures qui me mèneront à l'audiovisuel, je fais la connaissance de Mina Shamieh. Il est Palestinien et étudiant comme moi. Il est chaleureux et son sourire est désarmant. Le courant passe. 

Jusque-là, la question palestinienne n'était qu'une abstraction médiatique. à travers mon amitié pour Mina, elle prend alors forme humaine. 

Les médias nous abreuvent d’images sensationnelles mais désincarnées et l’identification au peuple palestinien se fait depuis trop longtemps à travers une empathie pour ses souffrances.  

Pour vaincre cette anésthésie cathodique, il faut s'éveiller à la sympathie et à l'empathie, en d'autres termes, nous devons redevenir humains. 

Avec “Lueurs d'espoirs”, j'espère pouvoir vous transmettre la chaleur humaine et le désir de vivre qui habite le peuple palestinien. 

À toi, Mina, mon vieil ami, avec qui j'ai aimé partager les petits plaisirs de la vie de tous les jours.

 

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