Black and Color

€10.00

Black and Color
Photographes : François De Brigode et Paul Coerten
Préfaces : Marc Ysaye et Yves Bigot
Editions Lamiroy
Collection Extra ( 10 x 14cm )
Parution : 1 septembre 2018
ISBN : 978-2-87595-158-8
63 pages
10 photos Noir et Blanc de Paul Coerten
14 photos couleur de François De Brigode
10 € (frais de port offerts pour la Belgique)

Fusionnant deux passions, le rock et la photo, Paul Coerten a promené ses objectifs pendant près de 20 ans dans tous les concerts et festivals. Le gigantisme des shows des groupes qui faisaient salles et stades combles, des fans d'une totale ferveur... Oui, c'était une période de rêve. Doué, marrant et toujours à l'affût, Paul Coerten s'est très vite forgé une solide réputation parmi les ténors de l'image.

Si François de Brigode est surtout connu comme présentateur du Journal Télévisé de la RTBF depuis 20 ans (Bye Bye Belgium), il a commencé à photographier des concerts durant les années punk.  Après Nuages à la Young Gallery, Les Filles du Triangle chez Photohouse, Regards sur Doisneau chez Les Editeurs, voici Les Rolling Stones à la Galerie A.

 

Alexandre Pain & François Delvoye ont le plaisir de vous inviter à l’exposition “Black & Color”

Photographies de François De Brigode et Paul Coerten 

Vernissage
Le vendredi 14 septembre 2018 de 18h30 à 21h en présence des artistes 

Exposition
Du 15 septembre au 27 octobre 2018 

A-Galerie
Rue du page, 25
1050 Bruxelles
T: +32 (O)2 534 80 59 
www.a-galerie.be

 

Préface de Marc Ysaye

Quelle belle et originale idée que cette exposition intitulée « Black and Color » de Paul Coerten et François De Brigode.

J’étais au concert des Stones en 1973 et il est resté gravé dans ma mémoire.

Ce qui est remarquable c’est que les Stones à 45 ans d’écart n’ont quasiment pas changé.

Physiquement bien sûr les corps ont évolué, mais musicalement aujourd’hui plus particulièrement, les Stones sont très proches de ce qu’ils étaient en 1973. 

Paul Coerten est un ami de longue date.

C’est lui qui en 1975 a réalisé les premières photos officielles de Machiavel du côté des étangs Mellaerts.

En fait pour nous, c’était impressionnant de travailler avec celui qui déjà à l’époque était considéré comme le photographe de toutes les stars qui passaient chez nous en Belgique.

Paul a réalisé des milliers de photos absolument magnifiques et a été le témoin privilégié d’un certain âge d’or du rock : les 70’s.

Son livre « Golden Years » le démontre à souhait.

Paul a d’ailleurs eu la délicate attention de nous donner quelques-uns de ses plus beaux clichés pour illustrer les campagnes d’affichage de Classic 21 au fil du temps. 

On ne présente plus François de Brigode.

Comme j’ai la chance de le connaître et de faire partie de ses amis, je peux attester que derrière la star du petit écran qu’il est, se cache tout d’abord un homme charmant et délicat, mais surtout un fan invétéré de rock et depuis très longtemps.

François n’est pas fan de rock juste « pour faire bien ».

Je sais qu’il a chez lui des choses indispensables mais aussi extrêmement inattendues parfois, dont il parle avec bonheur et qu’il écoute avec passion. C’est au fil de nos discussions que je me suis rendu compte à quel point il était un fin connaisseur qui a un avis tout à fait éclairé sur l’histoire du rock. 

Par contre j’ignorais jusqu’à ces dernières années que François était un photographe de talent.

Ses premières expositions en attestent. 

En 2015, il dévoile au grand public sa passion pour la photographie en proposant de très beaux clichés à Bruxelles conjointement à la sortie de son livre "Nuages" qui paraît aux Editions Lamiroy. 

Comparer les Rolling Stones à 45 ans d’écart est une démarche artistique intéressante et très originale de Paul et François.

Je ne peux que souscrire à cet hommage en noir et blanc et en couleurs, qui ne va pas manquer de souligner d’une part le talent des deux photographes, mais également d’autre part l’immense héritage que les Rolling Stones présents sur la scène internationale depuis 55 ans maintenant nous ont laissé. 

It’s only Rock’n’Roll but I like it 

Jagger-Richards 1974 

Marc YSAYE

Directeur Classic 21

Préface de Yves Bigot

L’aventure bruxelloise : même ceux qui n’y ont pas assisté se souviennent de ce concert du 17 octobre 1973 à Forest National, pour lequel RTL avait affrété un train entier de fans français qui n’avaient d’autre possibilité de voir les Rolling Stones en raison de l’interdiction de séjour de Keith Richards (et du saxophoniste Bobby Keys), condamnés la veille par le tribunal de Nice à un an de prison avec sursis pour usage de stupéfiants à Villefranche-sur-Mer pendant les derniers jours de l’enregistrement de ce qui deviendrait le mythique double album Exile on Main Street.

Paul Coerten les y avaient shootés, dans un noir et blanc avec un piqué exceptionnel, black and white annonciateur de leur Black and Blue à venir. Le livret du bootleg autorisé The Brussels Affair en témoigne, concert comme clichés qui le sont devenus, Mick et Keith au paroxysme de leur panache, Brian Jones oublié pour un temps, Mick Taylor au top, Bill Wyman bien en place, Charlie impeccable et impassible comme toujours, de « Brown Sugar » en « Starfucker ».  

Quarante-cinq ans plus tard, François de Brigode, qui ne se contente pas de présenter depuis vingt ans le journal télévisé de la RTBF et d’avoir créé une sensation planétaire le 13 décembre 2006 avec Bye-Bye Belgium, émission de politique fiction en direct annonçant la (fausse) séparation de son royaume, mais se passionne aussi fort pour la photographie, les capturait dans toute leur maturité, sans filtre, mais « in colours everywhere » comme ils le chantaient au temps psyché de « She’s a Rainbow ». Le temps a passé, l’attitude du « plus grand groupe de rock’n’roll au monde » est intacte : Mick pétulant, Keith provoquant, Ron Wood désormais lieutenant, Charlie assurant.

Proximité, cadrages inspirés (cette apparition de Mick, comme en catimini, si loin et bas derrière Keith !), polychromie MoMA/Vuitton, le grand reporter esthète de l’info capture les Stones sur le vif, No Filter, tels qu’en leur flamboyance consituante, aujourd’hui comme hier, éternelle incarnation du rock lui-même, morgue, élégance et classe intactes. Musique comme images, capitales depuis leurs tout débuts, lorsque leur premier manager, Andrew Loog Oldham, écartait le pianiste Ian Stewart en raison de son look de maçon qui déparait au sein de ces mauvais garçons de bonne famille aux cheveux longs, dont il fit immortaliser le sex-appeal par Gered Mankowitz, Terry O’Neill, Michael Cooper, David Bailey, Cecil Beaton, Ethan Russel, Jean-Marie Périer, auxquels succéderaient Linda McCartney, Annie Leibovitz, Hiro, Claude Gassian, Anton Corbijn, et aujourd’hui, sur le vif, François de Brigode, à la hauteur. 

Yves Bigot

Directeur Général de TV5 Monde

Chroniqueur à Rolling Stone

 

 

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