#95 Putain de pays noir

€5.00

Opuscule #95

Auteur : Carine-Laure Desguin

Titre : Putain de pays noir

Collection Opuscules

Parution : Vendredi 21 juin 2019

ISBN : 978-2-87595-219-6

Prix : 4€ ( + 1€ en envoi postal)

Dealer et combinard pour arrondir ses fins de mois, Jérémy (dit Jem), un soir de défonce, tabasse son père, un bourge de pharmacien. Au cours de sa cavale, il rencontre Angel, une droguée notoire, qu’il connaît depuis longtemps.

S’ensuit alors pour ces junkies un road movie urbain dans les rues de Charleroi. Sexe, violence extrême et autres défonces sont au rendez-vous de ce suspense haletant d’une noirceur totale.

En plus d’une incursion dans le milieu sulfureux et décalé de ce Pays Noir, l’intrigue se déroule dans un Charleroi en totale reconstruction.    

Carine-Laure Desguin est née le 7 février 1963 à Binche. Elle aime sourire aux étoiles et dire bonjour aux gens qu'elle croise. Elle a commis pas mal de choses en littérature (romans, théâtre, poésies) et dans d’autres espaces aussi (enregistrement d’un slam, mises en musique de ses textes par Ernest Hembersin). Dans son palmarès, quelques prix et entre autres en 2014, elle reçut le Prix Pierre Nothomb.

Depuis 2012, C.-L. Desguin est collaboratrice pour le Salon du Livre de Charleroi (Alchimie du Livre) et chroniqueuse pour une webtélé (www.actu-tv.net). Ses textes poétiques (ou pas) se lisent dans diverses revues littéraires.

C.-L. Desguin est membre de l'Association des Écrivains Belges, de l’Association Royale des Écrivains et Artistes de Wallonie, des Artistes de Thudinie et du Cercle Littéraire Hainuyer Clair de Luth. Tout cela c’est très bien. On attend la suite.

http://carineldesguin.canalblog.com 

    

Sexe, drogue et rock'n'roll attitude, voilà les ingrédients qui composent un récit que n'aurait pas désavoué Zola.
Une descente aux enfers pour des paumé(e)s aux lendemains sans espoir. L'auteure nous plonge ainsi dans un univers glauque dont on n'est pas certain de sortir tout à fait indemne ! Vivement conseillé pour les amateurs d'extrême, à éviter pour les dépressifs... à moins que ces derniers "se retapent" en découvrant qu'il y a bien plus mal lotis qu'eux...
C'est bien écrit et c'est bien dit jusque dans les passages les plus crûs.

Alain Magerotte

Un tout petit livre, un opuscule pour être exacte, mais un vrai cocktail de… de quoi ? De tout. De laideur, de rêves, de misère, de violence, de tendresse, de crade et de magnifique. Une promenade dans le désespoir au fond d’un puits noir qui sent le moisi et le rat mort. Une faune d’êtres de la nuit, celle des heures noires et celle du mental, de l’usure des corps et de la foi. Les choix de vie ont disparu peu à peu. On aime et on hait ce qu’on a, parce qu’on n’aura rien d’autre mais… putain, pourquoi se retrouve-t-on avec ça ?

Rien ne nous est épargné.

On fronce le nez parce que les odeurs montent des mots, des odeurs violentes et fatiguées. La brutalité de l’errance nous frappe en pleine lecture. On pénètre, safely home, dans les coulisses d’une humanité déshumanisée, déshabillée de ses rires et joies. Et pourtant, et pourtant... c’est éclaboussé de poésie, oui oui… La poésie des choses qui sentent mauvais, sont vilaines à voir, comme le chien qui éclabousse les tables de sa bave glaireuse ou Angel qui rit en exposant ses dents jaunes et cariées… Mais poésie d’un monde ni onirique ni cauchemardesque, plutôt un monde qui aurait une gueule de bois interminable, la migraine, l’haleine féroce, et se rapproche, comme des zombies, d’un signal clignotant rouge où on peut lire « vous êtes arrivé à destination »…

Bravo Carine-Laure Desguin, c’est court mais si rempli qu’on prend un coup de poing littéraire !

Edmée de Xhavée


Carine-Laure Desguin, la Carolorégienne aux multiples talents littéraires a encore testé une nouvelle forme d’expression en publiant une nouvelle noire, noire, bien noire, au moins aussi noire que le pays qu’elle évoque, quand il produisait du charbon en abondance et noircissait aussi bien le paysage, que les villes et les cités et même les habitants qui profitaient de sa poussière. Cette fois, elle propose une histoire qui raconte un grand moment de désespoir comme elle en a déjà décrit ailleurs mais celui-ci se déroule dans un contexte particulièrement glauque. Ce désespoir accable une jeunesse fataliste qui n’a rien à faire valoir pour échapper à son irrésistible désescalade.

Carine-Laure, le désespoir elle connait, elle a déjà écrit sur le sujet, où elle innove réellement c’est dans le vocabulaire, l’écriture, le ton, elle sait faire parler ses héros comme des zonards, des paumés, des camés qui ne peuvent même plus aligner quelques phrases, voire quelques mots sensés, pour exprimer leur situation, leurs états d’âmes, leur désespoir. Elle taille un texte à la serpe de la zone, un texte imprégné du pinard de la pire qualité et assaisonné avec toutes sortes de drogues, de l’herbe la moins offensive aux produits de synthèses les plus dévastateurs.

Ces héros, ils pourraient nous rebuter mais en fait ils nous émeuvent tant ils sont impuissants devant la situation qu’ils ont créée à grandes rasades psychotropes que ceux qui tirent profit de leur vente leur distribuent abondamment. C’est au moment où la violence la plus brutale sourd de l’innocence de ces pauvres hères que le texte livre toute son émotion, prend aux tripes, révolte…

Encore une livraison hebdomadaire de Lamiroy qui fait mouche avec une nouvelle qui pourrait aisément remplacer le paquet de clopes habituel !

Denis Billambozl

 

 

 

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