News

Prix littéraire 100% belge Faucerama : deux de nos livres dans les 10 finalistes ! June 12 2024

Faucerama, c'est aussi un PRIX LITTERAIRE !
Son originalité ? Il est remis à un livre 100% belge : Auteur/autrice résidant en Belgique, éditeur/éditrice belge, imprimé en Belgique.
C'est le cas de la plupart de nos livres dont deux sont dans les 10 finalistes :
Clandestine de Véronique Bergen
et
Maurice Carême de François-Xavier Lavenne

Caroline Wlomainck : Alice au paradis. Rencontre à la librairie Mot Passant. June 05 2024


François-Xavier Lavenne / Maurice Carême dans Le Carnet et les Instants (Jean Jauniaux) May 28 2024

Des fragments d’éternité qui parsèment le quotidien…

Qui mieux que François-Xavier Lavenne pouvait consacrer une des livraisons de la collection « L’article » à l’œuvre de Maurice Carême ?

Il a choisi de nous faire visiter la maison-musée du poète, en s’arrêtant dans chacune des pièces et dans le jardin pour y raconter ce que ces lieux évoquent de l’œuvre. Il devient poète lui aussi, comme si le génie de la maison le guidait pour nous en parler.

La demeure de Maurice Carême dresse ses pignons peignés par les branches d’un saule (…). Celui qui passe sous la vierge du porche est (…) au cœur d’une utopie poétique bâtie d’alexandrins avant d’être de briques, au plus près de l’âme du poète.

Dans cet essai, il entrelace l’évocation de l’œuvre et celle de la maison. On se retrouve hypnotisé par la grâce d’un récit de vie qui commence au berceau du poète né à Wavre dans la dernière année du 19e siècle. Il se poursuit dans une enfance illuminée par l’amour de ses parents, aussi pauvre qu’heureuse. Sans revenir ici sur des étapes que retrace le biographe, épinglons l’admiration précoce pour Verhaeren, dont la photographie orne le bureau à l’étage. Souvenons-nous de l’attachement de Carême aux échanges entre le Nord et le Sud du pays : le poète consacra la première anthologie bilingue à la poésie néerlandophone de Belgique dans les années 1960. Pour la mener à bien il se fait aider par le jeune Jacques De Decker, dont on peut lire en fin de volume l’évocation qu’il enregistra au micro d’Espace-Livres.

La visite de la maison se poursuit. Égrenant au fil des heures de la journée les pièces regorgeant de témoignages (photographies, peintures, lettres illustrées, objets…), notre guide parcourt les étapes de la création littéraire, son cheminement depuis la publication des premiers poèmes (Carême fait partie des fondateurs du Journal des poètes !), influencés par les avant-gardes et particulièrement par le surréalisme (…). Il y a aussi le prosateur qui lance une charge contre la petite bourgeoisie (Hôtel bourgeois), qui consacre un roman au football : Le martyre d’un supporter, probablement le premier roman à avoir fait entrer le football dans la littérature, souligne Lavenne. Vient ensuite Mère. Publié en 1935, le recueil remet en question la poésie « intellectuelle » et témoigne de la recherche d’une simplicité et d’une fluidité qui s’accorde avec la quête métaphysique. L’auteur met en lumière l’un des fils conducteurs de l’œuvre : (…) la défense du droit de l’homme à rêver.

Au terme de ce court volume, le directeur du Musée Carême nous aura fait partager l’œuvre du poète, ce parcours sinueux, affleurant les abîmes du doute et habité en même temps d’une force et d’une confiance rayonnante. Il nous aura aussi invités à relire sans préjugé l’œuvre dont il aura dévoilé la complexité, les doutes, les questionnements. Il aura enfin évoqué, présente partout dans la maison blanche, l’amitié qu’inspira le poète à tant de ses contemporains, artistes (Luc De Decker, Paul Delvaux, Félix De Boeck, Henri-Victor Wolvens…), écrivains et poètes (Julos Beaucarne, Jacques De Decker, Philippe Lekeuche, …), mais aussi lectrices et lecteurs de son œuvre dans la langue originale ou dans des dizaines de traductions et adaptations.

Lavenne redevient poète lorsqu’il prend congé de nous avec ces mots : Et dans le jour qui s’avance vers les fontaines bleues de la nuit, la maison blanche étend son ombre sur l’allée, comme un accueil.

Jean Jauniaux

N.B. Au début du volume, un QR Code donne accès à un choix de poèmes de Maurice Carême : Notre maison, Venez.., La cuisine, Bonté, Il pleut doucement ma mère, Rue des fontaines, L’enfant des bonheurs sans raison, Moederken-Mère, L’école, La tête de mort…etc


Caroline Wlomainck / Alice au paradis (Thierry-Marie Delaunois) May 27 2024

"Moi, ce qui m'importe, c'est gagner ma vie pour payer la bouffe. C'est ma seule raison de vivre. Rien de plus. Pour le reste, je me contente de peu. Mon coiffeur ? La voisine du dessous. Elle est pas douée mais c'est gratuit. Mes vêtements ? Quechua..." Alice est dans la tourmente, son cerveau : en mode carrousel et culpabilisation accompagnés des J'aurais dû, J'aurais pas dû, Si j'avais su... Pour quelle raison ? Que s'est-il passé ?
Alice, Stéphanie, Lucie et Jean-Michel tout comme bien d'autres personnes que l'on connaît ou que l'on croise, tout simplement, on se les imagine, on les juge, on les critique, persuadé au premier coup d'oeil que nous sommes dans le bon... Quelle erreur, Caroline Wlomainck, autrice de l'humain diplômée en communication, nous le démontrant sans détour et au scalpel avec les personnages de ce roman. Son premier. Dès les premières lignes, le ton est donné et qui a lu "Incisives", son recueil de nouvelles, ne s'étonnera point, le phrasé et le style de l'autrice reconnaissables entre mille et si significatifs d'un caractère bien trempé... que l'on ne trompe pas.
La plupart du temps, on ne peut lire sur les visages les épreuves que traversent tant bien que mal nos interlocuteurs et interlocutrices, et c'est le choc, la douche froide, lorsque l'on finit par savoir. Quel traumatisme se cache derrière ce timide sourire ? Quels sentiments dissimule cette attitude si taiseuse de l'ami ou de l'amie que l'on vient de rencontrer ? Dans "Alice au Paradis" (éditions Lamiroy), nous suivons notamment Alice, Lucie, Jean-Michel et Stéphanie dans leurs parcours de vie respectifs semés d'embûches, parfois même d'impasses. Les causes ? Au lecteur de les découvrir par lui-même bien sûr en lui conseillant d'avoir le coeur bien accroché !
Il n'y a pas de hasard, que des rencontres, nous affirme Paul Eluard... Serions-nous alors tous prédestinés ? L'étoile de notre naissance pouvait-elle n'être que bonne ou mauvaise ? La mémoire du vécu, enfoui ou pas en nous, peut soudain ressurgir et causer pas mal de dégâts... "...des flashes imprécis et flous commencent à apparaître, à parasiter ma conscience. D'abord des bribes. Puis des séquences plus précises qui semblent ne pas m'appartenir. Comme les réminiscences des mauvais rêves..." Alice s'en sortira-t-elle ? Une fois marqué, peut-on cicatriser, voire guérir complètement ? Inch'Allah, lâcherions-nous dans les difficultés mais, en attendant, 208 pages se présentent à nous, celles de "Alice au Paradis" (sur terre ?) de Caroline Wlomainck, déjà un joli succès de librairie...


Caroline Wlomainck / Alice au paradis dans Lire est un plaisir (Bernard Delcord) May 20 2024


Caroline Wlomainck / Alice au paradis dans LaBoîte de Frédéric Ernotte May 19 2024


Incisives de Caroline Wlomainck sélectionné pour le Prix Marguerite de Navarre May 15 2024

« Tout d’abord le livre, un beau format, un dessin de vautour beau et terrible dont la tête estompée ouvre toutes les nouvelles. C’est parfois écrit à la va-comme-je-te-pousse, dans un langage parlé qui est cependant celui de la vie de tous les jours. Alors pourquoi la littérature irait-elle chercher ailleurs de faux-semblants ? »
« Vouloir que cette écriture fût tout autre ? Absurde. Il faut prendre la chose comme elle est, comme elle vient. On aime ou on n’aime pas… mais on peut vraiment aimer ! »

Clandestine de Véronique Bergen dans La Libre (Francis Matthys) May 14 2024


Clandestine de Véronique Bergen dans Espace de libertés (Anne Cugnon) May 14 2024


Caroline Wlomainck / Alice au paradis dans Le Belge qui lit (Thibault) May 14 2024