La femme ou le cochon ? #11
€15.00
Opus #11
Auteur : Ziska Larouge
Titre : La femme ou le cochon ?
Collection OPUS
Parution : 15 décembre 2025
ISBN : 978-2-39081-048-3
Prix : 15 €
Dans le décor suranné de la Fourche, où les secrets s’épanouissent à l’abri des façades Belle Époque, les vies de Pierre-Paul, le cardiologue sans cœur, de Marie-Juliette, la mère de famille trop parfaite et de Gildas, le SDF tourmenté, sont liées par une étrange symétrie. Tous trois partagent le même psychiatre, le docteur Édouard Prims, un homme dont la fascination pour les mécanismes de l’emprise est aussi profonde que sa réputation est irréprochable.
Dans ce nouveau jeu d’ombre et de lumière tissé par Ziska Larouge, la ligne est mince entre qui manipule et qui est manipulé. Au cœur de l’intime, la femme et le cochon se font face. Mais qui, en vérité, insuffle à l’autre ses plus noirs instincts ?
Ziska Larouge est bruxelloise, graphiste de formation. En 2015, son premier roman Le plus important est salué par une double mention (Prix de la critique et Prix Marc Galabru) au Salon international du livre de Mazamet (France). Elle publie ensuite Au diable !, Les chaises musicales, Le goût de tuer, Hôtel Paerels, La grande fugue, L’affaire Octavia Effe...
Note de l'auteure
La femme ou le cochon ? interroge sur la responsabilité de l’homme, de la femme, et de l’humain en général dans toute situation qu’il induit.
Ce roman traverse l’intime de quatre personnages, caressant le pire et le meilleur (souvent le pire !) de ce qui peut tarauder leurs pensées les plus secrètes.
Car la vérité est toujours plurielle. Elle révèle des horizons embrumés, des tourments qui s’insinuent dans le tissu émotionnel des protagonistes pour déterrer le plus sombre des mensonges, celui que l’on se fait à soi-même. De là à dévoiler les motivations d’une farce trop habilement jouée ?
Pour satisfaire mon goût d’écrire des textes courts, j’ai construit ce roman en quatre parties. Si elles peuvent se découvrir distinctement, elles s’imbriquent les unes dans les autres pour mener le lecteur jusqu’à la chute… finale.
Plusieurs fils rouges le traversent : le décor d’une ville Belle Époque, le psychiatre, qui accueille les confidences de chacun des personnages ; quelques-unes de mes chansons que j’ai pris plaisir à faire entrer dans le corps de chaque intrigue et qui seront disponibles à l’écoute sur Internet.
Et… enfin, l’intervention discrète d’artistes chers à mon cœur : Félicien Rops, Frida Kahlo, Vincent Van Gogh, Edgard Allan Poe…
Chronique d’un choix impossible
Avec La femme ou le cochon, Ziska Larouge livre un texte qui bouscule, provoque et refuse toute complaisance. Le titre annonce la couleur : ici, les frontières sont floues, les hiérarchies instables, et l’humain n’est jamais tout à fait sûr de sa place.
À travers une écriture sèche, parfois cruelle, parfois ironique, l’autrice explore les mécanismes de domination, les rapports de force, le désir, la honte et cette part animale que la société s’efforce de dissimuler sous des couches de morale et de convenances. Le récit avance comme une fable contemporaine, où les rôles se brouillent, où l’on ne sait plus très bien qui observe, qui juge, qui se soumet.
La femme ou le cochon n’offre ni morale claire ni issue confortable. Il confronte le lecteur à ses propres contradictions, l’oblige à regarder ce qu’il préférerait ignorer. Chaque page pose une question sans forcément y répondre, chaque situation pousse à l’inconfort plutôt qu’à l’apaisement.
Publié aux éditions Lamiroy, ce texte s’inscrit dans une littérature qui dérange plus qu’elle ne rassure. Un livre qui se lit d’une traite, mais qui continue à travailler longtemps après, comme une écharde sous la peau. Une oeuvre qui interroge la dignité, le choix, et ce qu’il reste de l’humain lorsque les masques tombent.
Yvan Godeau - Bruxelles News


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