Agenda June 03 2021

Alain Magerotte : Exorcisme à Berchem-Sainte-Agathe
En dédicace le dimanche 27 juin 2021 de 14h à 18h
en compagnie de David Peeters
chez Belk'do
17 rue de l'Eglise (parvis Sainte-Agathe)
1082 Berchem-Sainte-Agathe
www.belkdo.be


Alain Magerotte : Exorcisme à Berchem-Sainte-Agathe
En dédicace le dimanche 27 juin 2021 de 14h à 18h
en compagnie de David Peeters
chez Belk'do
17 rue de l'Eglise (parvis Sainte-Agathe)
1082 Berchem-Sainte-Agathe
www.belkdo.be

" En 200 pages admirablement illustrées et mises en page, avec des morceaux choisis remis dans leur contexte, Akro a réalisé un livre essentiel. Non seulement il se raconte, lui le petit « gars d’Jette » âgé aujourd’hui de 45 ans, avec beaucoup d’émotion, mais il dresse également de l’histoire du rap belge un portrait complet et juste. Son parcours dans la culture hip-hop est exemplaire et peut servir à tous ceux qui apprécient le rap ou ne le comprennent pas mais ont la curiosité d’en apprendre davantage. Au-delà des clichés et des dérives… "
Thierry Coljon - Le Soir

RAP GAME
De Starflam à Tarmac
Du rap au management 100% digital
Auteur : Akro
Couverture et layout : Fabian Sanguinetti - 50mm Studio
Editions Lamiroy
Parution : 12 mai 2021
ISBN : 978-2-87595-456-5
203 pages - 470 grammes
15 €
https://lamiroy.net/collections/vitrine/products/rap-game
Rap Game, voilà un titre qui représente bien les millennials, une génération digitale venue imposer ses règles dans un jeu où seuls les meilleurs survivent.
A l'époque il était surtout question de messages, de beats, de mixtapes, d'un idéal, portés par les rêves de Ganstarr, The Notorious Big, NTM ou MC Solaar.
Bienvenue dans l'Hip-hopée d'un rappeur devenu manager de Tarmac, média 100% digital.

Pour notre prochain Opuscule Hors-série collectif de septembre 2021, nous faisons un appel à textes ( entre 500 et 1000 mots) et illustrations (dessins, photos,...) sur le thème " La Joconde ".
Envoyez vos propositions avant le lundi 14 juin 2021 à info@opuscule.be !
Toutes les propositions seront examinées après le 14 juin mais nous n'en accepterons plus aucune après cette date : n'attendez pas la dernière minute !
Seuls les auteurs et illustrateurs sélectionnés seront contactés et leur accord demandé avant publication. (contrat d'édition).


« Peut-on être édité à 20 ans ? »
C’est pour répondre à cette question que nous avons lancé un appel aux auteurs de moins de trente ans, d’où le titre de la collection : Zone 30 ».
Parmi les nombreuses réponses, notre choix s’est porté comme une évidence sur le roman de Maxime Damo et son livre Warande paraît pour ses 27 ans.
De l’écriture à la lecture, il ne manque que le dernier acteur… Vous !
Pourquoi sortir de chez soi ? De nos jours, on peut travailler, s’alimenter et même trouver l’amour à distance. Pourtant, l’appel du monde extérieur répond à des besoins secondaires irrésistibles. Sauf pour la jeune Warande, qui refuse par tous les moyens de quitter son appartement. Elle se complaît parfaitement dans sa vie d’ermite contemporain.
Tout au long de sa quête ascétique, qui interroge sur les frontières de la vie en société, Warande explore les limites de son corps et de son esprit. Simon, son frère, tente de la raisonner avant qu’il ne soit trop tard. Mais le point de non-retour n'est-il pas déjà atteint ?
Maxime Damo est né en 1994 à La Louvière. Après des études de publicité à Liège, il intègre une agence en tant que créatif. Un terme assez vaste qui caractérise pourtant bien sa démarche artistique qui ne connaît pas de frontières entre art plastique, littérature et concept. Il travaille actuellement à Lille, mais habite et crée à Bruxelles. Warande est son premier roman, faisant suite à deux nouvelles, parues aux Éditions Lamiroy.
« La mort de ma tragédie Atilla fut véritablement une tragédie pour moi. »
Evgueni Zamiatine. Lettre à Staline
« Гибель моей трагедии Атилла была поистине трагедией для меня »
Евгений Замятин. Письмо Сталину
Atilla – un T, deux L – est la figure centrale de l’œuvre d’Evgueni Zamiatine (1884-1937). L’écrivain russe retrace la vie du chef hun dans son roman inachevé, Le Fléau de Dieu. Il en fait aussi le héros de la pièce majeure de son répertoire. Rédigée et mise en scène en 1928, la pièce Atilla est interdite par le pouvoir soviétique. Cette censure annonce l’arrivée du « Grand Tournant » initié par Staline et incitera Zamiatine à demander l’exil en 1931. Aujourd’hui, la pièce passionne toujours les universitaires russes. La collection Kniga tenait à faire découvrir cette œuvre centrale du théâtre de Zamiatine, encore trop peu connu de son lectorat francophone.
Cette première traduction de la pièce est accompagnée de cinq articles rédigés par Zamiatine entre 1918 et 1931. Ils exposent la vision de l’auteur sur la littérature, le théâtre et sa conception de la révolution. Ils permettent au lecteur de goûter le style si particulier de l’écrivain et de mieux appréhender les enjeux politiques et littéraires de la pièce.

Titre : Atilla / АТИЛЛА
Edition bilingue française / russe
Auteur : Evgueni Zamiatine / Евгений Замятин
Traduit du russe par Maxime Lamiroy
Illustration de couverture : Zamiatine par David Peeters
Collection : Kniga
Date de parution : 5 février 2021
ISBN : 978-2-87595-428-2
Prix : 20 €
342 pages
photo (c) Bernard Werber - www.bernardwerber.com
« Il est relativement facile d’écrire un premier livre », déclarait le formaliste russe Victor Chklovski. Il n’imaginait certes pas que l’auteur passerait douze ans à décrire le monde des fourmis mais cela conforte sa théorie selon laquelle l’écrivain est toujours prodigue dans son premier livre. Heureusement, pour le deuxième, pour le troisième, pour le trentième livre, Bernard Werber pouvait compter sur la méthode qu’il avait mise en place et dont Jérémy Guérineau nous relate la découverte progressive. Il établit une caractéristique commune à tous les textes de Bernard Werber : « le changement de point de vue », une variante de « l’étrangisation », le principe élémentaire du procédé artistique selon Chklovski. L’art doit mener une guerre contre « l’algèbre », contre le fait que nous reconnaissons les choses sans les connaître. Le changement de point de vue est un des procédés grâce auxquels nous cessons de voir les choses comme nous avons l’habitude de les voir. À la lecture de l’article de Jérémy Guérineau et au souvenir de mes nombreuses lectures des romans de Bernard Werber – livres des années 90 et 2000 aussi incontournables pour le futur étudiant en philosophie que « Le monde de Sophie » – je perçois bien que la pratique du changement de point de vue ne peut être réduite chez cet auteur à un simple procédé artistique. L’intérêt pour le monde des fourmis n’est pas exclusivement une volonté de trouver une nouvelle manière de voir le monde des hommes, il exprime avant tout un désir de rencontrer les fourmis, de ressentir leurs besoins, d’être auprès d’elles. « Plus de conscience, plus de connaissances », telle est la devise de cet écrivain qui utilise son amour du réel comme moteur de ses recherches et de son imaginaire.
Maxime Lamiroy
extrait
Certains noms d’artistes sont parfois indissociables de leurs œuvres. Quel que soit le nombre de travaux que cette personne crée ou a créé, leur nom est associé à leur œuvre. Parfois même au simple nom d’une création, d’une créature.
Ainsi, si lors de votre prochain repas de famille qui se transforme en Trivial Pursuit, on vous demande de nommer une histoire que Bram Stoker a écrite, sauriez-vous répondre ? Et si on vous interdit de citer son « Dracula » ? Mary Shelley sans son « Frankenstein » ? HP Lovecraft sans « Cthulhu » ? Œuvre et créateur deviennent facilement inséparables.
Et si on vous demande quel auteur vous évoque le sujet des fourmis, le nom qui vous viendra probablement à l’esprit sera celui de... Bernard Werber !
Le thème des fourmis fait alors référence à son premier roman, tout simplement appelé « Les fourmis », et qui, étant sorti le 14 mars 1991, va fêter son trentième anniversaire.
Le nom de Werber est depuis devenu indéniablement lié au nom de ce petit insecte vivant en colonies. Et pourtant, il est réducteur de penser que l’œuvre littéraire de Bernard Werber, composée d’une trentaine de livres et romans, se limite aux fourmis.
C’est, néanmoins, l’histoire qui a lancé sa carrière. La carrière d’un romancier, souvent considéré comme auteur de science-fiction, mais qui se décrit davantage comme un auteur de philosophie-fiction. Puisque sa spécialité, ou du moins sa particularité, si l’on veut, est qu’il se focalise sur le changement de point de vue.
Que l’intrigue et l’histoire soient présentées du point de vue des fourmis et des humains envers ces petites créatures. Des humains vis à vis de la mort et ce qui peut se trouver après. Des anges envers les humains, et réciproquement. Des dieux envers les humains. Des extra-terrestres vers ces étranges créatures que sont les humains. Du rapport des chats aux hommes et ce qu’il se passerait si une pandémie devait se répandre sur la terre... et bien d’autres changements d’angle.
Bernard Werber, ancien journaliste scientifique, explore également des territoires méconnus : la question du génome humain et de l’évolution ; du cerveau humain ; de l’origine du rire ; du passé de l’humanité ; ce que peut penser Gaia, par rapport à ces nombreuses créatures qui pullulent sur la planète et ont l’audace d’extraire son sang ; l’exploration de l’espace puisque nous causons des dommages irréparables à notre unique et seule planète ; la prévision de l’avenir ; le sommeil ; l’au-delà ; les vies antérieures.
« Ce qui m’intéresse, c’est l’homme. La vraie question c’est ‘ Qui je suis ? Qui sont ces êtres qui sont autour de moi ? ’ Et ce que j’ai trouvé comme principe pour comprendre qui est l’homme, c’est l’utilisation d’un regard extérieur. Avec des animaux on peut mieux parler de l’homme et on peut mieux comprendre ce qu’est l’homme. »
Le mois prochain :